Qu'est ce qu'une bourse ?

Une Bourse est un marché sur lequel se négocient des titres ou des valeurs mobilières. Les émetteurs y offrent ces titres que les investisseurs achètent ; ces derniers financent alors les agents économiques que sont les émetteurs.

De la bourse au marché financier : comment ça marche ?

La Bourse appartient au marché financier et On appelle marché financier, le marché des capitaux à long terme sur lequel se négocient des titres financiers, encore appelés valeurs mobilières.

Lisez aussi comment investir sur le marché boursier

Qu'est ce qu'une valeur mobilier ?

Une valeur mobilière est un ensemble de titres émis par une personne morale publique ou privée, qui confèrent des droits identiques à leurs détenteurs et donnent accès (directement ou indirectement) à une quotité du capital de la personne morale émettrice ou à un droit de créance général sur son patrimoine.

Il existe trois types de valeurs mobilières :

– les actions ;

– les obligations ;

– les titres hybrides (valeurs à caractéristiques actions et obligations).

Lisez aussi l'investissement dans les cryptomonnaies

Quel est le rôle macroéconomique de la bourse ?

Le rôle macroéconomique de la Bourse s’étudie au travers de deux compartiments qui existent quelle que soit la place financière et quel que soit le marché de cotation : marché primaire et marché secondaire. 


1.Le marché primaire

Le marché primaire est le marché des titres neufs, proposés pour la première fois en bourse, c’est-à- dire par appel public à l’épargne. Une entreprise privée ou publique, industrielle, commerciale ou financière, ou un État, propose des titres : on l’appelle émetteur. Un particulier, une banque ou une entreprise achètent lesdits titres : on les appelle investisseurs.

Les émetteurs et les investisseurs se rencontrent sur un marché (dématérialisé) comme suit :

Lorsque l’émetteur propose pour la première fois ses titres par appel public à l’épargne, il cherche à obtenir un moyen de financement. Les investisseurs qui achètent ces titres à l’émission (sur le marché primaire) apportent donc un financement direct aux émetteurs.

On parle de financement direct ou désintermédié lorsque les agents économiques se financent directement auprès des détenteurs de capitaux (épargnants, investisseurs) sans intermédiaire.

L’inverse est le financement indirect ou intermédié, c’est-à-dire passant par les banques.

Dans ce cas, les banques apportent un financement via un crédit.

Le marché primaire a lieu d’être lors des opérations suivantes :

– l’introduction en bourse ;

– les privatisations ;

– les augmentations de capital ;

– le lancement d’un emprunt obligataire.

Immédiatement après l’émission des valeurs mobilières « neuves », on passe sur le marché secondaire.

2.Le marché secondaire

Le marché secondaire est le marché des titres « d’occasion ». C’est le marché sur lequel s’échangent des titres antérieurement émis. Le passage d’un compartiment à l’autre, du marché primaire ou marché secondaire, est instantané.

Lorsqu’une entreprise E s’introduit en bourse, un investisseur A achète pour 100 € une action (il apporte un moyen de financement à hauteur de 100 € à l’entreprise), quelques minutes après, il peut revendre son titre. Cette opération s’effectue sur le marché secondaire. Le rôle du marché secondaire est d’assurer la liquidité et la mobilité de l’épargne. Dans l’exemple susnommé (hors frais), l’investisseur A avait une somme de 100 € immobilisée dans une action d’une entreprise E, il décide de revendre cette action à 101 €, achetée par un investisseur B. En revendant cette action, il a rendu liquide son investissement pour acheter un bien de consommation de 101 €. En même temps, l’action de l’entreprise E est passée de chez A à chez B. Le marché secondaire a permis à l’investisseur A de rendre liquide son investissement, et l’épargne est mobile, elle a changé de main.

Notons toutefois que l’entreprise E n’a rien touché de l’échange entre les deux investisseurs A et B ; le seul moment où elle a obtenu un moyen de financement est celui du marché primaire.

Cependant, l’entreprise E a tout intérêt à ce que son titre s’échange considérablement sur le marché secondaire ; à défaut, elle risque, dans le futur, d’avoir des difficultés pour solliciter de nouveaux investisseurs dans le cadre d’augmentations de capital à venir.

Globalement, une bourse se doit d’être liquide pour capter des investisseurs et des capitaux. La liquidité est une condition sine qua non de survie d’une bourse sur le plan international.

La liquidité est la caractéristique d’un marché où l’on peut effectuer des opérations d’achat et de vente sans provoquer de trop fortes variations de cours. Le marché secondaire, appelé communément la Bourse, répond à la loi de l’offre et de la demande.

 

Ø  La loi de l’offre et de la demande

La loi de l’offre et de la demande met en relation l’offre et la demande en fonction du prix et de la quantité pour déterminer un prix donné et une quantité donnée. Le terme de cette loi a été utilisé par Alfred Marshall à la fin du XIXe siècle lorsqu’il l’a représentée graphiquement.

La courbe de demande décroît lorsque le prix augmente ; la courbe d’offre suit le mouvement inverse. Le point d’intersection des 2 courbes représente le prix et la quantité d’équilibre.

La Bourse est le lieu de rencontre entre une offre et une demande de titres.

Lorsqu’il y a confrontation des quantités offertes et des quantités demandées (donc des ordres de vente et des ordres d’achat), il y a ensuite établissement d’un cours d’équilibre (d’un prix) permettant de maximiser le nombre de titres à échanger.

Si la confrontation ne permet pas d’établir un prix d’équilibre, le prix s’ajustera à la hausse ou à la baisse pour déterminer ledit prix d’équilibre : si la quantité de l’offre (donc le nombre de titres à la vente) est trop importante par rapport à la demande (donc le nombre de titres à l’achat), le cours de bourse baisse (pour attirer des acheteurs potentiels), et inversement.

Cette confrontation a lieu en continu ou à heures fixes.

 

Ø  La cotation en continu et au fixing

La confrontation des ordres d’achat et de vente, donc la cotation, peut avoir lieu tout au long de la journée ou à heure fixe.

Dans le premier cas, cotation en continu, il y a confrontation des ordres au fur et à mesure de l’arrivée d’un nouvel ordre, donnant alors lieu à la fixation d’un nouveau cours de bourse.

La cotation en continu est utilisée pour les valeurs les plus liquides de la Bourse de Paris.

Dans le second cas, cotation au fixing, les cotations ont lieu à heure fixe. Les ordres d’achat et de vente s’accumulent dans les machines de cotation pour donner lieu à échange à l’heure H. Si un ordre arrive après ladite heure, il sera exécuté au fixing suivant.