Risque de crédit bancaire : introduction
Le risque est une réalité courante dans le
déroulement de la relation de crédit entre la banque et l'entreprise . Toute
opération de crédit représente un risque probable pour la banque.
La gestion de ces risques liée soit au
débiteur, soit à la banque elle-même, ne peut avoir lieu qu’avec une
application des règles, et un recueil des garanties appelées garanties réelles
et personnelles telles qu’une caution et un gage…etc.
Comment gérer les risques de crédit bancaire ? : tout savoir
Quels sont les risques liés aux crédits bancaires?
Qu'est ce qu'un risque en général ?
Le risque est issu du terme du mot latin « re-scass » qui peut être défini comme un engagement portant sur une incertitude, dotée d’une probabilité de gain ou de perte. « Le risque désigne l’incertitude, qui pèse sur les résultats et les pertes susceptibles de survenir lorsque les évolutions de l’environnement sont adverses ».
Ainsi le risque peut se définir comme un
danger éventuel ou moins prévisible. La caractéristique propre du risque est,
en conséquence, l’incertitude temporelle d’un événement ayant une certaine
probabilité de survenir et de mettre en difficulté la banque.
De ce fait, les banques doivent relever des
défis exceptionnels pour bénéficier d’avantages concurrentiels déterminant.
Elles doivent notamment développer des méthodes permettant d’évaluer les
différents risques auxquels elles sont confrontées, de les gérer et de les
réduire, car le risque n’est plus perçu comme un élément intangible dont
l’appréciation est qualitative, mais plutôt comme un objet se prêtant à mesure
quantification et comme un facteur de performance.
Quels sont le s facteurs du risque ?
Les facteurs du risque peuvent être :
Qualitatifs (un évènement politique ou
économique) ou Quantitatifs (le niveau d’un
Indice boursier) ;
Observables (le prix du baril de pétrole)
ou inobservables (la volatilité du taux a 10
Ans…) ;
Récurrents (les cours de change) ou
ponctuels (la publication de l’indice de
Consommation).
Qu'est ce qu'un risque de crédit ?
Le risque de crédit est : « le risque de perte inhérent
au défaut d’un emprunteur par rapport au remboursement de ces dettes (obligations,
prêts bancaires, créances commerciales…). Ce risque se décompose en risque de défaut
qui intervient en cas de manquement ou retard de la part de l’emprunteur sur le
paiement du principal et/ou des intérêts de sa dette ».
Risque de crédit a combien des formes ?
Le risque de contrepartie revêt trois (03)
formes, qui sont :
Concerne les crédits accordés aux clients.
Ou les placements effectués sur les marchés financiers ;
Sur les garanties potentielles de financement
accordées par des contreparties bancaires pour assurer le financement de l’activité
en cas de difficultés d’approvisionnement sur les marchés ;
Les produits dérivés sont
utilisés dans une préoccupation de couverture des risques ou de spéculation.
Ils sont appelés dérivés parce que leurs valeurs sont dérivées d’autres
marchés.
Typologie des risques de crédit
L’octroi de crédit est considéré pour une
banque comme une anticipation de revenus futurs, mais pas seulement, tout
crédit comporte le risque de non réalisation des revenus attendus, du non
remboursement ou du remboursement partiel de la dette. Le risque de crédit
revêt pour la profession bancaire une dimension des plus considérables. Il se
matérialise par une défaillance de l’emprunteur, ou la contrepartie ne parvient
pas à honorer ses engagements, c’est le risque du non remboursement ; ou simplement
un retard enregistré des remboursements des créances, c’est le risque d’immobilisation.
Ce risque ne peut pas être considéré comme
réalisé, que lorsque toutes les voies de recours contre le débiteur défaillance
a été épuisée, ceci dans le cadre de deux procédures sensiblement différentes.
C. Le banquier matérialise les doutes qu’il conçoit sur le remboursement de certains concours, en enregistrant ceux-ci dans un compte de créance douteuse, et en dotant éventuellement une provision égale au montant considérer comme perdu. Les intérêts non versés sur créances douteuses sont soit comptabilisés (et alors dument provisionnés), soit non comptabilisés.
Dans le cas des engagements par signature,
le banquier constitue une provision inscrite au passif de son bilan qui viendra
en déduction de la créance lorsque la garantie aura été appelée.
≪ Ce
risque correspond au fait que le crédit, bien que non douteux, ne puisse être remboursable
pour des raisons tenant à des difficultés de trésorerie temporaire du débiteur,
ou à des éléments indépendants de sa volonté : intransférabilité des devises
étrangères dans lesquelles sont libellés les concours, ou plus près de nous,
refus de remboursement d’un concours accordé à un établissement public ou à une
collectivité locale, ou garanties par eux ».
Chez le banquier, ce risque se traduit sur plusieurs plans :
Il est défini « comme une perte entrainée
par la variation des cours de créance ou des dettes libellées en devises par
rapport à la monnaie de référence de la banque ».
Le pourvoyeur de fonds qui prête à une personne
physique ou morale basée à l’étranger se trouve face un risque de change. Le
risque de change résulte de la variation du taux de change de la monnaie
nationale par rapport à la monnaie étrangère, dans laquelle le prêt est
libellé. Par conséquent, une hausse du cours de change se traduit par un gain
de change est une baisse de cours se traduit par une perte de change. On
distingue deux types du risque de change :
4. Le risque de taux :
Le risque de taux appelé aussi ≪ risque de taux d’intérêt ≫ est
le risque de voir les résultats de la banque affectés défavorablement par les
mouvements des taux d’intérêt. Il peut s’appréhender différemment selon qu’il
menace la marge de transformation (le résultat courant) ou la valeur
patrimoniale de l’établissement de crédit, dans les deux cas, le risque obère
les fonds propres. Le risque de taux d’intérêt est classifié comme suite :
A) Le risque de volume : il résulte de l’écart entre les emplois et les ressources à taux variable.
B) Le risque d’échéance : il découle de l’existence d’un écart de maturité entre actifs et passifs à taux fixe.
C) Le risque optionnel : il résulte de la présence d’options cachées dans le bilan de l’établissement, les plus connues sont l’option de remboursement anticipé, la faculté de contracter un plan d’épargne logement (PEL) en France et l’arbitrage entre les comptes courants et les dépôts rémunérés.
Le risque opérationnel défini comme étant ≪ le risque de pertes résultant
de créance ou de défaillances attribuables à des procédures, personnelles et
systèmes internes ou à des évènements extérieurs ». Cependant, cette définition
intègre le risque juridique d’un côté et exclut le risque stratégique de
l’autre côté. Et la définition des risques opérationnels peut être différente
d’un établissement bancaire à l’autre. Par conséquence, les banques pourront,
en fonction de leur organisation interne, leur taille, la nature de la
complexité de leurs activités, adopter leur propre définition des risques
opérationnels.
Les conséquences de ces risques ne sont pas
négligeables, bien qu’il ne soit pas, toujours, apparent. Dans certains cas,
les répercussions se manifestent d’une manière directe sur la réputation de
banque, le risque opérationnel est la cause de nombreuses défaillances dans les
établissements du crédit, résultant de la dégradation de la note de la banque
ou de ses cours en bourse, entrainera sa faillite.
6. Les conséquences du risque de crédit sur l’activité bancaire
Nous pouvons citer quelques conséquences négatives du risque de crédit sur l’activité bancaire :
A) La dégradation du résultat de la banque : cette dégradation est due aux approvisionnements et aux pertes
liées au non remboursement des créances ;
B) La dégradation de la solvabilité de la
banque : la banque pourrait recourir à
ses fonds propres pour couvrir des niveaux de risque élevés (pertes
inattendues). Ce qui peut remettre en cause sa solvabilité ;
C) La baisse de son Rating : une dégradation des résultats de la banque pourrait engendrer une
baisse de son rating car ce dernier est un indicateur de solvabilité ;
D) Un risque Systémique : le risque systémique correspond au risque que le défaut d’une
institution soit contagieux et conduise d’autres institutions à faire défaut.
En effet, le risque de crédit peut provoquer par effet de contagion une crise systémique.
E) La dégradation de la relation banque-client : une diminution des résultats de la banque suit au non remboursement de ces créances oblige cette dernière à augmenter les taux des prêts afin de pouvoir absorber les pertes enregistrées. Cependant, cette augmentation des taux de crédit induit à l’exclusion d’une partie de clientèle même solvable à toute possibilité de contracter des prêts et donc le recours à la concurrence pour financer leurs besoins.
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